Partager ses travaux, vocation ou nécessité ?

Partager ses travaux, vocation ou nécessité ?

Se poser la question du choix ou de l’obligation de partager son savoir faire sur la toîle est aujourd’hui dépassé.

On parle bien de la culture du secret d’Apple qui verrouille comme bien des entités privées et publiques ses petits et grands projets. Mais on ne manquera pas de constater dans le même temps cette nouvelle propension des industriels à vouloir partager toujours plus avec ses fans.

La preuve, consultez le site defense-aerospace.com dédié comme son nom l’indique à tous les potins de l’industrie mondiale de la défense et de l’aéronautique !

 

Le rayonnement viral

D’un point de vue marketing, vous remarquerez que les frontières du « qui publie quoi sur qui ? » sont de plus en plus floue. Ainsi nous avons chronologiquement connu la publicité puis le publi reportage. A présent les marques les plus dynamiques pilotent ou laissent parler librement la blogosphère et les fans sur Facebook…

L’explosion des réseaux sociaux incarne le besoin vital de montrer, à quel point on est ouvert à son environnement, ampathique avec son public, utile à la société, moderne,… en un mot « cool ».

Mais Tweet: partager c’est d’abord créer ou faire partie d’une tribu.

A l’heure de la mondialisation, de la globalisation, du lissage culturel, et de l’abondance de questions – réponses, s’approprier un sujet est en soi une prise de position et l’origine d’un échange.

Par exemple, un Youtuber passe beaucoup de temps à créer des tutoriels pour expliquer comment fabriquer une éolienne en bois de palette. Il créé une audience (de niche, soit). De même les entreprises qui veulent compter, se mettent en 4 (toujours sur Youtube) pour mettre en scène leurs solutions et savoir faire sans pour autant reproduire une émission de télé achat. Elles aussi tissent des liens avec leurs cibles.

Faire une campagne de communication traditionnelle (Presse quotidienne, radio, télé) est de moins en moins pertinent. Ne serai-ce qu’à cause de l’encombrement des plages de pubs qui lardent les programmes, le coût des campagnes et le retour sur investissement qui reste aléatoire.

La viralité en ligne à ceci de rassurant qu’elle permet tous les types de budgets, on peut cibler les niches que l’on veut, on peut corriger un premier tir puis réorienter à loisir ses actions. En un mot, on a le droit de tâtonner.

Mais attention, l’effet démultiplicateur de la viralité dû à la cooptation piramidale des internautes, implique de ne jamais décevoir son public. Sinon gare à la mauvaise « e-réputation ».

Au final, les statistiques milimétriques vont conforter ou infirmer vos choix précédents. Et vous pouvez faire mieux la prochaine fois.

 

La communauté vue de l’intérieur

Mais le partage ne se fait pas que vers l’extérieur car il fait partie du processus organique de l’entreprise.

Pour favoriser les connexions il existe des quantités d’outils vendus parfois très cher et qui tentent de structurer les mouvements d’idées, de données et d’information. Sont-ils vraiment efficaces ? Sont-ils acceptés ? Font-ils l’objet d’une évaluation à priori et à posteriori ? Autant de questions restées souvent en suspens.

Les solutions existent parfois simplement dans le détournement d’un outil pour un autre usage.

Quelques exemples vécus :

  • Un réseau de comptes Dropbox partagés selon des règles de confidentialité différenciées et strictes pour permettre à des chercheurs et à un panel d’experts dispersés d’alimenter une base de connaissance structurée.
  • « Pousser » des flux RSS dans un Email régulier plutôt que de créer un intranet coûteux et peu utilisé.
  • Créer un intranet très performant sous WordPress….

 

Partager c’est le pouvoir de changer un peu notre monde en faisant des choses ensemble, impensables il y a quelques années. Dropbox, Pinterest, Google Drive, SlideShare, Wetransfer… sont là pour nous y aider sans aucun investissement.

Mais le partage doit être réfléchi, ergonomique, évolutif… en un mot, malin.

Les moyens peuvent être « agiles » les équipes réduites et les technologies simples. Il faut néanmoins combiner nos talents, tant dans le choix des outils que dans le discours et ses supports.

Olivier Lemoigne

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